Aéroport : les nuisances poursuivent leur vol

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L'étude prévisionnelle de trafic de l'aéroport de Toulouse-Blagnac et ses conséquences sur son environnement, présentée la semaine dernière, est loin de faire l'unanimité chez les riverains de la plateforme

« Elle n'apporte pas grand chose si ce n'est ce qu'on savait déjà : il faudra un deuxième aéroport mais pas maintenant et plus loin

Or, c'est maintenant que les gens en ont marre et sont malades », dénonce Chantal Demander

La présidente du collectif contre les nuisances aériennes de l'agglomération toulousaine est favorable à la création, dès aujourd'hui, de réserves foncières

« A Nantes, ils ont réservé des terrains il y a près de trente ans pour une plateforme qui va bientôt ouvrir ses portes », énonce-t-elle en exemple

Au-delà de la question du nouvel aéroport, elle dénonce les 154 000 mouvements d'avions annoncés d'ici à 2030 et la gène sonore supplémentaire qu'ils pourraient engendrer pour les habitants qui se trouvent sous le couloir aérien

D'autant que le plan d'exposition au bruit, document d'urbanisme interdisant certaines constructions dans les zones les plus exposées, n'est toujours pas adopté

« En attendant, des permis de construire sont en train d'être déposés et les communes continuent à urbaniser sous le couloir aérien », plaide-t-elle

Béatrice Colin

Les résultats de l'étude sur la situation environnementale de l'aéroport montrent que les stations de mesure de bruit « sentinelle » de la Cépière et d'Aussonne égalent ou dépassent le niveau sonore recommandé.