Bagarre virile et pas très correcte

B. C.

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Didier Lacroix, hier, avec son avocat.
Didier Lacroix, hier, avec son avocat. — F. Scheiber / 20 minutes

Les troisièmes mi-temps finissent rarement à la barre d'un tribunal. C'est pourtant bien une bagarre opposant deux rugbymen qui était jugée hier à Toulouse. La nuit du 6 au 7 novembre, l'ancienne gloire du Stade Toulousain, Didier Lacroix, fête la naissance du fils de son ancien coéquipier, Franck Belot, au café le Grand Zinc. Durant la soirée, ce dernier s'accroche au comptoir avec Elvis Tekassala, joueur de l'équipe de Blagnac. Poussé dehors par les videurs, ce pilier de 130 kg part uriner sur un mur voisin. Il est suivi par Didier Lacroix, avec qui il va se battre violemment : l'ancien stadiste ressortira de la rixe avec une morsure importante à la joue.

Jugement le 19 avril
Hier, les deux protagonistes se sont retrouvés face au juge. Avec deux versions différentes. Didier Lacroix assure qu'Elvis Tekassala a cogné le premier. Ce que dément le Blagnacais. « On n'est pas sur un terrain de rugby avec un arbitre, on est à 3 heures du matin le nez contre un mur en train d'uriner et on se prend un individu sur le dos sans savoir qui il est. Dans ces conditions-là on se défend comme on peut… même avec ses dents », relève Pierre Dunac, son avocat qui plaide la légitime défense. « Aujourd'hui ce que je veux, c'est rétablir la vérité. Cette morsure est injustifiable, il faut qu'il prenne conscience de ce qu'il a fait pour qu'il ne recommence plus », assène Didier Lacroix, suivi par le parquet qui a requis un an de prison avec sursis à l'encontre du pilier. L'affaire a été mise en délibéré au 19 avril.