L'université du Mirail rapatrie ses étudiants

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Tous n'avaient pas la tête à la fête hier soir, lors de la soirée de Gala organisée pour fêter le départ de 24 étudiants japonais venus apprendre le Français à l'université du Mirail. « Inquiètes », les jeunes nippones correspondent depuis vendredi par mail avec leurs proches. C'est aussi le cas de Kaïko Miyazaki, lectrice depuis six mois sur le campus. « Une partie de ma famille est à Tokyo, l'autre à Fukushima. Je les ai suppliés de partir dans le sud, mais ce n'est pas facile, ils travaillent et ne peuvent pas laisser leur entreprise. Pour l'instant ils sont plus préoccupés par l'éventualité de répliques », raconte-t-elle. Face au risque nucléaire, l'Université a décidé de jouer la carte de la précaution et de rapatrier ses seize étudiants partis passer une année là-bas. « Certains ont choisi de rester, nous leur avons demandé de s'éloigner au sud. Nous prendrons en charge les dépenses supplémentaires », explique Daniel Weissberg, vice-président chargé des relations internationales.