Caméras avec vues sur commerces

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C’est au mois de février que la question de l’installation des caméras de vidéosurveillance dans les rues de Toulouse devrait être abordée en conseil municipal. Selon le projet présenté il y a quelques semaines aux commerçants, les 19 premières caméras seraient implantées aux carrefours et le long des rues commerçantes des trois grands quartiers du centre-ville (voir infographie). Si un accord est trouvé, chaque magasin concerné aurait alors à payer 600 euros par an pour une installation prévue à la fin de l’année. « Il s’agit avant tout de faire de la prévention, la vie privée sera entièrement préservée puisque dès que l’objectif d’une caméra zoome sur la fenêtre d’un appartement, un écran noir apparaît sur les écrans de contrôles », explique Christian Raynal, adjoint (UMP) au maire chargé de la coordination de la protection de l’espace public. Disposées à la hauteur du premier étage d’un immeuble, les caméras ne seront pas camouflées, « cela fait partie de la dissuasion », poursuit Christian Raynal. Chacune d’elles pourra ainsi scruter la façade d’un commerce à 300 mètres et certaines pourront balayer un champ d’action de 240º. Reliées à des écrans de contrôles installés dans un poste de commandement, les caméras seront commandées par quinze policiers municipaux embauchés pour l’occasion et formés à l’observation sur écran vidéo : ils se relaieront 24h/24 et avertiront la police nationale dès qu’ils auront noté un événement anormal. Philippe Font

Financement Si la mairie et les commerçants trouvent un accord sur la question du coût de fonctionnement de la vidéosurveillance, 600 euros par an et par magasin, les premières caméras devraient fleurir dans les rues d'ici la fin de l'année.