Un label anti-discrimination au travail

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Depuis les émeutes dans les banlieues, le téléphone sonne plus souvent au siège de l’entreprise Unigal. D’abord née sous forme d’association il y a deux ans, cette société toulousaine délivre des labels « diversité » et « handicap » à des entreprises qui acceptent de payer un audit. Deux sociétés ont pour l’instant reçu le premier label. « Une entreprise spécialisée en gestion du patrimoine pour avoir embauché un salarié issu d’une minorité ethnique contre l’avis de ses clients », précise fièrement Maurice Ambassa, créateur d’Unigal. « L’objectif est surtout d’encourager la diversité dans les entreprises pour qu’elles reflètent la société française », ajoute cet expert-comptable d’origine camerounaise, installé à Toulouse depuis douze ans. « Mais il n’est pas question de labelliser des entreprises de nettoyage ou du bâtiment qui n’emploient que des salariés issus des minorités ethniques », poursuit-il. Car l’attribution de la « marque » se fait en fonction de critères précis, tels que les possibilités d’évolution de carrière pour ces employés ou encore l’aménagement des locaux destinés à une personne non valide. Récemment repris par Azouz Begag, le ministre à la Promotion de l’égalité des chances ce concept ambitieux n’est toutefois pas reconnu officiellement pour l’instant. Catherine Léhé

marque Azouz Begag souhaite créer un label « diversité », qui engloberait l’ensemble des discriminations (sexe, origine, âge et handicap).