La régie publique sur la bonne voie

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Dans les bus et le métro toulousains, la transition vers la régie publique s’est faite en douceur. « Il n’y pas eu de répercussion sur les usagers et c’est pour nous l’essentiel », résume Alexandre Murat, le directeur de la nouvelle entité Tisséo-Réseau Urbain. Seule petite ombre au tableau : les usagers qui paient leurs titres de transport par chèque doivent « très temporairement » remplir ce dernier à la main. Mais cette révolution « indolore » cache « des réformes profondes ». « Pour réussir en six semaines le pari de créer un dispositif nouveau et original, il a fallu résilier puis passer 170 nouveaux marchés », précise le dirigeant. Pour le nettoyage des stations, la restauration collective des 1 800 salariés ou les contrats EDF par exemple. Sans compter l’aspect purement comptable du passage des comptes bancaires dans le giron du Trésor public. Côté traminots, la CGT a « sablé le champagne pour fêter le départ » de l’exploitant Connex. « Car maintenant, l’argent public va servir à faire marcher le service public sans rémunérer un intermédiaire privé », se réjouit Bernard Lagueny, délégué syndical. « Même les notes de service ont changé d’en-tête », remarque plus sobrement Frank Delpérier, de SUD. Le syndicaliste pense déjà aux négociations salariales du printemps. « L’an dernier, avec Connex, nous avions obtenu une augmentation de 2,5 % », souligne-t-il habilement. « Ces négociations auront lieu suivant un calendrier précis », assure Alexandre Murat. Pour lui, le chantier le plus lourd consiste à donner à la régie « un projet d’entreprise pluriannuel » et d’y associer le personnel comme les usagers. H. Ménal

grève Après le débrayage des agents du métro le 31 décembre, un préavis de grève court toute la semaine sur la ligne 70. Mécontents d’un changement d’horaires, les conducteurs s’arrêtent une heure aux heures de pointe.