Des balles pour la police municipale

© 20 minutes

— 

C’est à la fin du mois de janvier que les policiers municipaux de Toulouse effectueront leurs premières rondes nocturnes armés. Après avoir suivi plusieurs semaines de formation au cours du dernier trimestre 2005. « Nous sommes allés largement au-delà des mesures imposées par la loi », explique Jean-Luc Moudenc, le maire (UMP) de Toulouse. Pour preuve : les 1 000 balles tirées par agent au lieu des 50 réglementaires durant le stage de formation initiale. Les policiers testeront par ailleurs leurs réflexes une fois tous les deux mois au cours d’exercices en stand de tirs. A cela se sont ajoutés des tests physiques et psychologiques, visant à mesurer la capacité des 170 policiers municipaux à tenir une arme. Seuls une dizaine d’agents n’ont pas souhaité être armés ou n’ont pas satisfait aux tests. Les autres patrouilleront dans quelques jours dans les rues du centre-ville de Toulouse avec un Taurus 38 à la ceinture. « Le fait d’être armé ne va pas changer notre façon de travailler, souligne André Faillefer, président départemental de l’Unapm (Union nationale des agents de la police municipale). Désormais, nous serons plus rapides et plus efficaces dans nos interventions. On se retrouve dans la situation de la police nationale : on ne pourra plus invoquer le droit de retrait. » Même si les policiers municipaux sont armés, leurs missions restent les mêmes : relever les infractions, les verbaliser et procéder aux interpellations. Philippe Font

journée Désormais, les policiers municipaux espèrent pouvoir patrouiller avec leur arme la journée. Jean-Luc Moudenc affirme qu’aucune décision sur le sujet n’a été prise pour l’instant mais il n’exclut rien.