Coup de froid sur l'accueil d'urgence

Hélène Ménal

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Souvent, le 115 ne parvient pas à satisfaire toutes les demandes.
Souvent, le 115 ne parvient pas à satisfaire toutes les demandes. — F. Scheiber / 20 minutes

Ils refusent en moyenne « une cinquantaine de demandes d'hébergement » par nuit. Hier, les agents de la veille sociale — qui répondent au 115 pour indiquer aux SDF où se mettre à l'abri — étaient en grève pour la deuxième fois en quinze jours. Ils dénoncent le manque de places d'urgence et s'inquiètent de la fermeture prochaine de deux centres d'accueil pour grands précaires : à l'hôtel Dieu et chemin Lapujade. « Le centre de remplacement est dans la zone de Thibaud. On les chasse du centre-ville alors qu'ils n'ont pas forcément les ressources pour se repérer dans un quartier difficile d'accès », explique une éducatrice de l'équipe mobile.

Pas d'ouverture en vue
« Au niveau du bâti et de la fonctionnalité du lieu, il n'y a pas photo, répond Yann Ludmann, le sous-préfet à la Ville. Et si cela s'avère nécessaire, nous instaurerons une navette. » Sur le manque de places, le représentant de l'Etat indique que la priorité est désormais de financer « des solutions durables comme les places en maison-relais tout à fait accessibles aux grands précaires ».
Enfin, depuis le déclenchement du plan grand froid, 64 places supplémentaires sont mobilisées au Grand Ramier et au Petit Capitole. « Mais il n'y a toujours pas de solution pour les couples », indique une « veilleuse » du 115.