En semaine, il y a une rame qui passe toutes les 8 minutes.
En semaine, il y a une rame qui passe toutes les 8 minutes. — F. Scheiber / 20 MINUTES

Toulouse

Les langues vont bon train dans les rames

Transports Après deux semaines d'attente pour cause de grève, les usagers ont enfin testé le tram

« Il a mis quinze jours, mais il démarre sec ! » plaisante Philippe au moment où la rame s'élance depuis le quai des Arènes. Comme beaucoup, ce Blagnacais a profité de son dimanche pour faire coup double : une excursion courses de Noël au centre-ville de Toulouse et un voyage inaugural en tram, histoire de chronométrer les temps de parcours. « C'est plutôt sympa et agréable, et il valait mieux parce qu'on en a bavé pendant les deux ans des travaux », souligne Sandrine, sa compagne. Le couple n'a rien contre les ex-grévistes, qui ont finalement gagné trois jours de congés annuels dans l'opération. « Il faut bien que tout le monde défende son bifteck. »

Etudiants en goguette
Pascale, une mère de famille du quartier des Arènes romaines se garde bien de juger. Elle est là elle aussi pour tester le trajet, avec ses deux enfants collégiens à Fermat. « Pour l'instant, ils se retrouvent chez leur grand-mère puis on va les chercher en voiture. Ils vont s'entraîner pendant les vacances de Noël et, à la rentrée, ils pourront rentrer seuls à la maison », explique-t-elle, heureuse de vivre désormais « plus près du centre-ville ». Plus loin dans la rame, Grégoire, Julien et Romain ont les traits un peu tirés. Ces étudiants de l'IUT de Blagnac rentrent d'une nuit de fiesta à Toulouse, la première d'une longue liste, sans soucis de parking, et sans peur d'être pris par la patrouille. Ils sont aussi persuadés que le tram va faciliter leur quête de stages. Isabelle et Georges, qui voyagent en famille, sont moins emballés. Ils viennent de Montaigut-sur-Save et après avoir compté « quarante minutes environ » entre les deux terminus, la lenteur du tram les laisse sceptiques. « Ce qui m'inquiète surtout, c'est la taille du parking relais de Beauzelle. 400 places, c'est trop peu, ça va en décourager plus d'un », prédit le père de famille.