la barre très haut

Hélène haus

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La pole dance consiste à enchaîner les figures acrobatiques autour de la barre.
La pole dance consiste à enchaîner les figures acrobatiques autour de la barre. — F. Scheiber / 20 minutes

Sculpter son corps en s'amusant. C'est ce que recherchent les apprenties danseuses venues assister au cours multiniveaux de « Miss-Pole », la première école de pole dance toulousaine. Rendue célèbre par les stripteaseuses, la pole dance a depuis longtemps quitté les ambiances feutrées des clubs ­d'effeuillage pour s'imposer comme véritable discipline sportive. Importés des Etats-Unis, de nombreux cours ont déjà ouvert dans la Capitale. A Toulouse, Sandie Besset, 29 ans, vient tout juste de lancer sa salle.

Une discipline pleine de préjugés
Le principe de la pole dance est simple. Une barre verticale, fixée au sol et au plafond, sur laquelle les danseuses exécutent des figures acrobatiques. Mais pour réussir, mieux vaut avoir des abdos en béton ! A Miss-Pole, la majorité des adeptes ont moins de 30 ans. Ce soir-là, onze danseuses se partagent les cinq barres de la salle. « Physiquement, ce serait trop éprouvant de faire un cours de 2 heures non-stop, explique Sandie. En travaillant à tour de rôle, les filles peuvent s'entraider. » Chloé, une petite brune en short noir, enchaîne les figures avec facilité. « En pole dance, il ne faut pas avoir peur de mettre la tête en bas ! », sourit-elle. Cette ancienne amatrice de cirque apprécie le côté ludique de la discipline. « On s'entretient sans s'en rendre compte. » Un avis partagé par Ludivine, qui émet tout de même un bémol. « Quand je parle de la pole à des gens qui ne connaissent pas, ils pensent que c'est vulgaire. C'est dommage. »
Les amalgames ne font pas peur à ces jeunes femmes. Converties à la pole dance, elles ne sont prêtes d'arrêter de danser. Même si ce hobby a un prix. Comptez 240 euros les douze séances de deux heures.