La grande zizanie, c'est pour aujourd'hui

julie rimbert
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Les blocages de dépôts de carburant sont intermittents mais les stocks s'amenuisent.
Les blocages de dépôts de carburant sont intermittents mais les stocks s'amenuisent. — f . scheiber / 20 minutes

La Ville rose devrait être paralysée aujourd'hui. Les différents secteurs professionnels en grève appellent à des actions tous azimuts pour maintenir la pression sur le gouvernement. « Les gens sont énervés, déterminés, exaspérés et ils veulent aller jusqu'au bout », confiait hier Gisèle Vidallet, secrétaire départementale de la CGT.

De nombreux blocus prévus
Ce matin, l'intersyndicale départementale appelle à un blocage des accès à l'aéroport de Blagnac dès 6 h 30. Par ricochet, l'asphyxie du périphérique est donc inévitable. Ce sont ensuite les éboueurs de la Communauté urbaine de Toulouse qui passeront à l'attaque. « Nous empêcherons l'accès, comme hier matin, à l'usine d'incinération de Monlong, au sud de la ville, et aux dépôts de Colomiers et du Raisin », précise Thierry Artigue, secrétaire du syndicat FO. Selon l'intersyndicale, les cuisines centrales seront également bloquées.
Rompus à la contestation, les étudiants de l'université du Mirail entrent réellement dans le mouvement aujourd'hui. « Près de 1 000 personnes ont voté hier en assemblée générale le blocage de la faculté jusqu'à la fin de la semaine », explique Arnaud Dolidier de l'Aget-FSE. Pour des raisons de sécurité, la direction de l'université a décidé de fermer le campus du Mirail aujourd'hui.
Concernant les stocks de carburant, la situation s'est un peu tendue depuis lundi puisqu'une pompe sur quatre serait à sec dans l'agglomération. « Le dépôt de Lespinasse a été bloqué hier mais rouvert dans l'après-midi, indique la préfecture. Une trentaine de camions ont pu sortir pour réapprovisionner partiellement les stations. »