La justiceprise en otage

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La direction de Molex refuse de revenir sur sa décision de ne plus financer le plan social de l'usine de Villemur si les salariés ne renoncent pas à saisir les prud'hommes. « Nous sommes ouverts au dialogue […] mais il faudrait au préalable que les 188 plaintes soient retirées », a indiqué hier la vice-présidente de Molex. « Les plaintes de salariés n'ont rien à voir avec le plan social que les dirigeants s'étaient engagés à payer en septembre 2009 », s'offusque Denis Parise, ex-secrétaire du comité d'entreprise. Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, juge lui aussi que « ce chantage est inacceptable ».