La voiture reste en pole position

Hélène Ménal

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Les habitants de l'agglomération toulousaine ont vraiment du mal à lâcher le volant. Selon une étude de l'Insee*, ils optent encore pour l'automobile dans 70 % de leurs déplacements, contre 57 % en moyenne dans les agglomérations de Bordeaux et Nantes réunies.
Mais si la voiture reste la reine incontestable du bitume, elle rencontre quelques ornières dans Toulouse intra-muros où le réseau Tisséo s'est étoffé avec la ligne B du métro. De 1999 à 2006, la part des actifs utilisant les transports en commun qui vivent et travaillent dans la Ville rose est passée de 15 à 19 %. Dans le même temps, le taux de ceux qui utilisent la voiture pour leurs trajets quotidiens a reculé de 64 à 57 %, « tout en restant à un niveau très élevé », précise toutefois l'Insee. Mais beaucoup moins que dans le reste de la région où 80 % des actifs se rendent au travail en voiture.

Une voie pour le train
En Midi-Pyrénées, les plus accros au volant restent les « périurbains », ces banlieusards au sens large du terme, obligés de faire la navette entre leur domicile et leur travail. Selon l'enquête, la moitié d'entre eux effectuent plus de 40 km par jour. « Et 9 % des habitants de la région parcourent quotidiennement entre 40 et 100 km, relève Jean-Charles Marziani, vice-président du conseil régional chargé des Transports. Cette étude valide la pertinence de notre choix de renforcer les dessertes ferroviaires régionales dont la fréquentation a déjà double en 10 ans ». La marge de progression est en effet grande pour le train puisqu'un périurbain sur deux habite à moins de 6 km d'une gare.