Verdict pour les ballastières

B. C.

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Les riverains et associations de défense de l'environnement attendaient cette réunion depuis des mois. La direction générale de l'armement leur présente cet après-midi la méthode retenue pour dépolluer les ballastières. Dans les années vingt, près de 5000 tonnes de nitrocellulose, une poudre pouvant être explosive, ont été immergées dans ces étangs situés sur l'ancien site AZF. Depuis l'explosion de l'usine, plusieurs associations se sont mobilisées pour que l'armée, responsable de la zone, entreprenne leur dépollution, in situ ou ailleurs.
« On nous balade depuis toutes ces années. On espère qu'ils ont enfin trouvé une solution pour extraire et traiter cette nitrocellulose. Si c'est sur place, il faut voir s'ils ont réussi à concevoir un modèle pour le traitement qui ne soit pas une usine à gaz Seveso, incompatible avec le Cancéropôle en construction juste à côté », note Rose Frayssinet, membre des Amis de la Terre. Quelle que soit la méthode retenue, les premiers coups de pioche ne devraient pas avoir lieu avant l'an prochain.