Opération gardes-barrières

Hélène Ménal

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Ce passage à niveau situé aux Arènes a été le théâtre de trois collisions en cinq ans.
Ce passage à niveau situé aux Arènes a été le théâtre de trois collisions en cinq ans. — A. Duquesnel / 20 minutes

Il n'y a pas que les trains qui arrêtent la circulation ce matin dans l'allée ­Maurice-Sarrault. Réseau ferré de France (RFF) déploie une équipe de prévention en gilets jaune fluo. Avec un message clair : « Mieux vaut regarder passer le train, prendre son mal en patience et respecter la signalisation, que de tenter le passage en chicane. » Ce passage à niveau – plus connu sous le nom de PN 11 – n'a pas été choisi par hasard. Il a été le théâtre de trois collisions en cinq ans, et vient de rejoindre la liste des onze passages du département dits « préoccupants ».

Des suppressions en projet
Franchi tous les jours par près de 10 000 voitures, le PN 11 cumule les dangers : des arrêts plus longs parce qu'il se situe à proximité de la gare des Arènes, un trafic ferroviaire en hausse sur la ligne Toulouse-Auch, et la présence d'une piste cyclable. La parade la plus efficace reste la disparition du passage. Sur les sept études de suppression engagées dans la région par RFF, deux concernent Toulouse. Plus exactement, le PN 3 de la rue Saint-Roch, près de la caserne Niel, et le PN 7 du boulevard Déodat-de-Séverac, où s'annonce le tramway. Mais RFF doit encore discuter du financement avec les collectivités locales et précise que ces dossiers mettent « des années » à aboutir.

Accidents

En dix ans, il y a eu 374 accidents sur les passages à niveau de Midi-Pyrénées. Selon RFF, ils ont provoqué la mort de 54 personnes et en ont blessé 41 autres.