Toulouse : Huit personnes incarcérées après un coup de filet dans le milieu de la prostitution bulgare

Proxénétisme Les prostituées étaient obligées de travailler sept jours sur sept, quelles que soient les conditions climatiques

20 Minutes avec AFP
Un réseau de proxénétisme a été démantelé à Toulouse (Illustration).
Un réseau de proxénétisme a été démantelé à Toulouse (Illustration). — SERGE POUZET/SIPA

Lundi, à l’aube, une centaine de membres des forces de l’ordre ont débarqué dans un camp Rom dans le quartier Gramont à Toulouse. Une opération visant à démanteler un réseau de prostitution de rue qui mettait des jeunes femmes d’origine bulgare sur le trottoir dans le secteur du boulevard des Minimes.

Huit des neuf personnes interpellés ce matin-là ont été mises en examen et placées en détention dans le cadre de l’information ouverte pour proxénétisme aggravé et traite des êtres humains. Les prostituées, qui devaient travailler sept jours sur sept dans des conditions extrêmes, étaient allées déposer plainte. La Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux s’était alors saisie du dossier.

Volet de blanchiment

« Une grande partie de la prostitution de rue à Toulouse est d’origine étrangère, avec des proxénètes et des souteneurs qui ont recours à la violence pour s’assurer leur totale sujétion », d’après une source proche de l’enquête. L’affaire comporte également un volet blanchiment, car les revenus de la prostitution étaient expédiés par les proxénètes vers la Bulgarie.

L’enquête pilotée par la police judiciaire toulousaine avait permis d’arrêter cinq hommes et quatre femmes. Huit ont été placés en détention provisoire, la neuvième personne a été placée sous contrôle judiciaire, précise le parquet.