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SouriezAu nord de Toulouse, les auteurs de dépôts sauvages piégés par des photos

Haute-Garonne : Dans cette commune, les responsables de dépôts sauvages piégés par des photos

SouriezLa commune du nord de Toulouse a décidé d’investir dans des pièges photographiques pour sanctionner les responsables de dépôts sauvages mais aussi dissuader
Les dépôts sauvages près de la commune de Fronton (Haute-Garonne) disposent désormais de pièges photographiques (illustration).
Les dépôts sauvages près de la commune de Fronton (Haute-Garonne) disposent désormais de pièges photographiques (illustration). - steve 631/Canva / Canva
Béatrice Colin

Béatrice Colin

L'essentiel

  • Pour lutter contre les dépôts sauvages de déchets, la commune de Fronton, en Haute-Garonne, a décidé d’installer des pièges photographiques.
  • Dix appareils, qui se déclenchent lorsqu’un dépôt a lieu, ont été déployés sur les lieux de dépôt réguliers.
  • Les contrevenants encourent une amende pouvant aller jusqu’à 1.500 euros.

Lorsqu’on sillonne les routes de la Haute-Garonne, il n’est pas rare de voir ici ou là des dépôts sauvages d’ordures. Parfois, ils sont cachés dans des renfoncements, parfois les poubelles et autres gravats sont bien en vue. La commune de Fronton, au nord de Toulouse, n’est pas épargnée par ce phénomène. Mais pour éviter que « les déchets attirent les déchets » et que ces incivilités se démultiplient, la mairie a décidé de passer à l’action.

Depuis quelques semaines, elle s’est dotée de dix pièges photographiques disséminés sur des lieux ciblés mais qui peuvent être aussi amenés à bouger. A l’image de ceux utilisés pour faire des photos des ours dans les Pyrénées ou d’autres animaux en montagne, ces appareils se déclenchent lorsqu’il y a un mouvement. Et une image de l’habitant mal intentionné est ainsi réalisée, souvent agrémentée d’un beau visuel de sa plaque d’immatriculation.

L'un des pièges photographiques installé sur la commune de Fronton.
L'un des pièges photographiques installé sur la commune de Fronton. - Mairie Fronton

« Nous n’avons pas plus de dépôts sauvages qu’ailleurs, mais il n’y a pas plus contagieux que le mauvais exemple. C’est comme les tags sur les murs, nous essayons de les enlever rapidement pour que d’autres déchets ne viennent pas s’y accumuler. Nous avons donc décidé de les sanctionner, mais dans cette démarche il y a aussi un caractère préventif », explique le maire de la commune, Hugo Cavagnac.

Amende jusqu’à 1.500 euros

Une fois le contrevenant identifié, l’édile peut décider de porter plainte auprès du procureur de la République ou de délivrer une amende administrative qui peut aller jusqu’à 150 euros pour les faits et jusqu’à 1.500 euros pour l’enlèvement des déchets. Pas question pour le maire de faire un retour à l’envoyeur de ces détritus. « Quand bien même ils lui appartiennent, je ne suis pas pour ce côté O.K. Corral, nous menons une politique de salubrité publique », insiste l’élu du nord toulousain.



Pour l’heure, trois habitants ont été pris par la patrouille photographique. Et dans chaque cas, des procédures administratives ont été lancées. Un dispositif que les maires voisins regardent d’un œil intéressé. « Certains avaient des doutes sur la légalité de l’exploitation des images, mais les services ont contacté la préfecture et s’en sont assurés », conclut Hugo Cavagnac.

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