Les salariés d'airbus promettent de durcir le ton

B. C.

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Les salariés ont débrayé vendredi.
Les salariés ont débrayé vendredi. — A. duquesnel / 20 minutes

Après la démonstration de force de vendredi, l'intersyndicale d'Airbus doit décider ce matin des suites à donner au mouvement de grève de vendredi. Près de 8 000 salariés étaient sortis des bureaux et usines d'Airbus Toulouse pour manifester leur mécontentement face aux propositions salariales de la direction. « Au 1er juillet, on nous propose 1 % d'augmentation générale et 0,9 % d'augmentation individuelle… quand on sait que l'inflation prévue est de 1,2 % c'est inacceptable. Nous croulons sous la charge de travail et nous n'avons jamais autant livré d'avions », a fait valoir à l'issue d'une réunion de négociations, Jean-François Knepper, porte-parole de l'intersyndicale. Mais pour la direction d'Airbus, ces avancées « sont significatives par rapport à la situation dans laquelle nous étions jusqu'à présent en termes de propositions ».

Power 8 et externalisation
« Après Power 8 et les nombreux départs, nous devons assumer de plus en plus de boulot. Nous ne sommes pas là pour assumer les erreurs de management concernant l'A400M », peste Patrice, 25 ans d'ancienneté. Ce dernier dénonce aussi l'externalisation. « On va produire à moindre coût ailleurs. Boeing l'a fait il y a dix ans et fait aujourd'hui marche arrière », poursuit ce cadre, partisan d'une poursuite du mouvement.