Toulouse : Le contrôle automatique du stationnement va passer à la vitesse supérieure

CONTRôle Déployé le 16 août dernier, le système de lecture automatique des plaques d’immatriculation est renforcé avec l’arrivée d’une seconde voiture équipée du système LAPI ce mercredi

Béatrice Colin
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Le système LAPI (Lecture automatisée des Plaques d'Immatriculation) ici dans une voiture de la Gendarmerie Nationale.
Le système LAPI (Lecture automatisée des Plaques d'Immatriculation) ici dans une voiture de la Gendarmerie Nationale. — M.LIBERT / 20 MINUTES
  • Depuis le mois d’août, une voiture équipée d’un système de lecteur automatisée des plaques d’immatriculation sert à contrôler le stationnement dans les rues de Toulouse.
  • Ce dispositif doit permettre de mieux faire face aux resquilleurs, soit près de 70 % des personnes qui se garent à Toulouse sur l’une des 16.300 places payantes de la voie publique.
  • Pour accentuer ces contrôles, une seconde voiture LAPI débarque ce mercredi. Elle doit permettra aux ASVP de se redéployer sur le contrôle des zones bleues.

Depuis le 16 août dernier, une voiture banalisée sillonne les rues de Toulouse avec une mission bien précise : contrôler si les propriétaires des voitures garées sur l’une des 16.300 places payantes de la ville n’ont pas oublié de se rendre au parcmètre. Equipé du système Lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI), le véhicule scanne grâce à des caméras toutes les plaques avant de les comparer à celles enregistrées dans les horodateurs, le listing du stationnement résident, l’appli Park Now ou encore la liste des véhicules déclarés par des personnes à mobilité réduite.

Un agent municipal valide alors la verbalisation pour ceux qui auraient oublié, volontairement ou pas, de payer. Et ils sont nombreux chaque année à adopter l’attitude « pas vu pas pris », puisque seulement 30 % des automobilistes paient leur parcmètre. La mise en place de la voiture LAPI est un moyen d’accentuer la pression sur les resquilleurs. Pour l’heure, après un mois de fonctionnement, elle n’a pas entraîné une pluie de PV au titre du « forfait post-stationnement » d’un montant de 30 euros.

Déployer les ASVP sur les zones bleues

« Nous arrivons à contrôler toutes les places payantes sur la voirie au moins une fois tous les deux jours avec la voiture LAPI. Du 1er au 17 septembre, il y a eu autant de verbalisations que l’an dernier, soit quelques milliers. Ce n’est pas du matraquage », assure Emilion Esnault, l’adjoint au maire en charge de la Sécurité.

Pour ce dernier, l’arrivée de ce nouveau dispositif donne surtout la possibilité aux agents de surveillance de la voie publique, dédiés à cette mission de contrôle du stationnement, de se reconcentrer sur d’autres parties de la ville. « Ils ont été redéployés sur les zones bleues. Avant, ils les contrôlaient tous les deux jours, désormais, ils passent quotidiennement », poursuit l’élu qui continuer à renforcer ces équipes.



Mais l’arrivée, ce mercredi, de la seconde voiture équipée du système de lecture automatique des plaques d’immatriculation devrait faire changer la donne. Elles pourront désormais vérifier une fois par jour au moins les places de stationnement payantes. Avec cette montée en puissance, les fraudeurs devraient être débusqués plus facilement. A Lille, rapidement après sa mise en place, le nombre le nombre de PV pour stationnement non payé est passé de 10.000 à 40.000 par mois.

A Toulouse, près de 260.000 forfaits post-stationnement à 30 euros sont délivrés chaque année. Un chiffre stable au cours des dernières années mais qui pourrait connaître une hausse désormais.