Toulouse : Faute d’accord sur la Fête Saint-Michel, les forains vont à nouveau bloquer le périphérique

Manifestation Aucun terrain d’entente n’ayant été trouvé avec la mairie de Toulouse, les forains poursuivent ce lundi après-midi leur opération escargot sur la rocade, reconductible tous les jours, hormis le week-end

Béatrice Colin
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Chaque annee depuis 10 ans, la fête Saint Michel se tenait sur la parking du Zenith, à Toulouse.
Chaque annee depuis 10 ans, la fête Saint Michel se tenait sur la parking du Zenith, à Toulouse. — Fred Scheiber
  • Depuis plusieurs semaines, un bras de fer oppose les forains et la mairie de Toulouse sur l’implantation de la fête Saint-Michel.
  • Faute d’accord sur le dernier site envisagé, l’île du Ramier, et son aménagement, le ton est monté la semaine dernière entre les deux parties.
  • Après une première opération escargot vendredi, les forains se mobilisent à nouveau ce lundi sur le périphérique, en attendant une nouvelle table ronde.

« On a vraiment l’impression qu’il y a une volonté politique de supprimer la Fête Saint-Michel », lâche Thomas Bruch, membre de la Fédération des Forains de France qui a appelé à une nouvelle opération escargot ce lundi après-midi sur le périphérique de la Ville rose, après une première mobilisation vendredi.

Depuis plusieurs semaines, le torchon brûle entre la mairie de Toulouse et les organisateurs de la célèbre fête Saint-Michel sur la question de son nouveau site d’implantation. Durant une décennie, les manèges ont pris leurs quartiers au parking du Zénith. Mais le développement de la zone de la Cartoucherie voisine, et la multiplication des plaintes pour nuisances du voisinage selon la municipalité, a poussé à chercher un nouveau point de chute. Après plusieurs réunions, et l’examen de près de 25 sites, la mairie a proposé début septembre d’installer la fête foraine sur l’Île du Ramier. Une solution temporaire pour l’édition 2022 qui devait débuter normalement en cette fin de semaine.

La question de l’île du Ramier

« Nous n’avons jamais refusé cette solution, nous leur avons dit qu’elle était compliquée à mettre en œuvre vu les travaux lancés sur l’île. Ce n’est pas tenable, il y a des poteaux en béton sur place et on ne peut pas arrêter les chantiers du jour au lendemain. Nous avions proposé l’île du Ramier en février, s’ils l’avaient accepté à ce moment-là, cela aurait été viable », assure Thomas Bruch qui réclame la tenue d’une nouvelle table ronde, en présence du maire et du préfet pour trouver une solution.

D’ici là, les forains annoncent qu’ils maintiendront le préavis de blocage et d’opération escargot tout au long de la semaine et jusqu’à la mi-octobre. Dans un courrier envoyé en fin de semaine dernière, le maire de Toulouse a dénoncé un passage en force. « Tout cela constitue une façon d’agir de nature à empêcher la création d’un climat de confiance entre nous, pourtant indispensable pour travailler ensemble à la recherche d’une solution au profit du public toulousain de la Fête Saint-Michel », a déploré Jean-Luc Moudenc (LR), tout en concluant qu’il restait ouvert « à la reprise du dialogue pour rechercher un site et caler un nouveau calendrier si nécessaire ».

Ce lundi, à moins de cinq jours de l’ouverture prévue de la fête, aucun rendez-vous n’était prévu entre les différentes parties. « Nous sommes prêts à discuter, dans ce cas-là, il faut qu’ils lèvent le blocus. Notre volonté n’est pas que la fête ne soit plus à Toulouse, sinon nous ne les aurions pas accompagnés toutes ces années. Les compromis, il n’y a pas que la ville qui doit les faire », indique Cécile Dufraisse, l’adjointe au maire en charge de ce dossier à la mairie de Toulouse.