Les ex-pervenches font la grève des prunes

B. C.

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Les agents sont en grève aujourd'hui.
Les agents sont en grève aujourd'hui. — A. duquesnel . 20 minutes

Pas de PV aujourd'hui sur les pare-brise toulousains. Les successeurs des pervenches, désormais nommés agents de surveillance de la voie publique, ont décidé de rengainer stylos et carnets de contravention pour signifier leur ras-le-bol. « Les gens touchent entre 1 000 et 1 200 € net. Si on veut faire des heures supplémentaires pour gagner 300 € de plus, nous sommes obligés de travailler sur nos jours de congés », témoigne l'un d'entre eux. Insultés, parfois agressés physiquement, ils aimeraient toucher, à l'instar de certains de leurs collègues administratifs, une prime « insécurité ».

Changer leur image
« Ils veulent une reconnaissance de leur métier, d'autant qu'ils sont des relais actifs de ce qui se passe sur la voie publique », enchaîne Henri Capaub, délégué Unsa territoriaux, l'un des quatre syndicats qui appellent à la grève. Ces derniers veulent être reçus par le maire pour faire valoir l'ensemble de ces arguments. Car, pour l'heure, les agents n'ont pas obtenu gain de cause lors d'une première rencontre. « Nous les avons dotés de nouveaux locaux et avons changé les uniformes dont ils se plaignaient. Nous essayons de les faire aller au-delà de leur mission pour revaloriser leur image. Quant à la prime, cela ne peut se régler qu'au niveau global », fait valoir Jean-Pierre Havrin, adjoint à la sécurité et à la prévention.