Petits scores, grandes conséquences

A Toulouse, Béatrice Colin et Hélène Ménal

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Juste l'occasion de se compter pour certains et, pour d'autres, l'espoir de jouer un rôle en deuxième semaine. C'est l'ambition des «petites» listes. Avec pour tous les candidats la nécessité impérieuse de passer la fameuse barre des 5% qui permet d'obtenir le remboursement des frais de campagne et, éventuellement, de fusionner avec une autre liste mieux placée pour le second tour.

«C'est aussi un seuil symbolique, une question de crédibilité», souligne Myriam Martin (NPA-Moc) qui oscille pour l'heure dans les sondages entre 2 et 3%. Cette élection sera également un véritable test pour le MoDem. Pressenti entre 3 et 6%, il sera fixé sur sa capacité à peser dans un scrutin local déconnecté de la figure tutélaire de François Bayrou.

Des sièges à perdre


L'enjeu est encore plus important pour le Parti communiste, qui compte trois vice-présidences dans l'exécutif sortant et dont les militants ont préféré tenter l'expérience du Front de gauche. Or, le score de celui-ci est annoncé pour l'instant entre 5 et 6%, avec une tendance à la baisse à l'approche du scrutin.

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Le risque d'élimination est réel pour les communistes sortants, même si Christian Picquet, la tête de liste, n'y croit pas un instant. « Ça me rappelle Jean-Luc Mélenchon aux européennes qui était donné très bas. Il a terminé à plus de 8%, voire 10% dans certaines villes», dit-il.

A l'autre bout de l'échiquier politique, Frédéric Cabrolier, la tête de liste du FN, ronge son frein. Annoncé invariablement à 9% des intentions de vote, il compte «franchir la barre des 10%» et se maintenir au second tour. «Ne serait-ce que pour avoir le débat sur le bilan dont je suis privé au premier», affirme-t-il. Et, surtout, pour ne pas passer de huit élus à aucun.

Nouvelle donne

Au premier tour du scrutinde mars 2004, la LCR (devenue NPA) et LO faisaient cause commune et avaient obtenu 4,88% des voix. Le PC,qui part cette fois avec le Front de gauche, s'était allié d'emblée avec la liste PS-PRG. A 11,78% des voix, le FN s'était maintenu au second tour, provoquantune triangulaire. L'UDFexistait encore. Avec un scorede 10,15%, elle ne s'était pas maintenue.