Viguier dépeint par ses autres « femmes »

(avec AFP)

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Les témoignages divergent. Hier, au procès en appel de Jacques Viguier, l'audience a été consacrée aux autres femmes de sa vie. Au centre de l'audience, il y avait Emilie Maillé. Elle a été son étudiante, puis sa maîtresse et enfin sa compagne pendant les huit ans qui ont suivi la disparition du Susi. Alors qu'elle voulait devenir juge, elle a expliqué avoir perdu ses « illusions » en voyant comment les enquêteurs ont focalisé leurs soupçons sur le professeur de droit. A l'issue de son témoignage, les trois enfants du couple Viguier se sont jetés dans ses bras. Arlhène, une autre ex-amante de l'accusé, a livré un récit plus troublant. « La dernière fois que j'ai eu Susi au téléphone, elle m'a dit : “J'ai peur, j'ai peur”. » Avant de préciser qu'elle pensait que Susi avait peur que son mari ne la fasse passer pour folle et interner. Pour Valérie, la maîtresse de toujours, le mobile du divorce ne tient pas. « Je ne l'ai jamais entendu dire que pour lui un divorce serait insupportable », dit-elle.