passage par la case tribunal pour le plan social

B. C.

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Vendredi, lors d'une AG de salariés.
Vendredi, lors d'une AG de salariés. — A. Duquesnel / 20 minutes

Moins de trois semaines après sa validation, le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de l'usine de semi-conducteurs Freescale se retrouve devant le tribunal de grande instance de Toulouse. Dès jeudi, le juge des référés va examiner la demande de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC de suspendre ce plan qui prévoit 821 licenciements d'ici à la fin de l'année prochaine, sur un effectif total de 1 600 salariés au début 2009. Ce recours devrait être suivi le 23 mars d'une audience pour examiner l'annulation du PSE sur le fond.

« 40 millions de bénéfices en 2009 »
« Nous avons plusieurs raisons d'attaquer. La première, c'est l'absence de justification économique à la fermeture. En 2009, le site toulousain a fait 40 millions d'euros de bénéfices. Au niveau mondial, Freescale a amassé 1,36 milliard d'euros. La semaine dernière, nous avons touché des bonus et tout cela pour fermer à la fin 2011 », dénonce Eric Hirson, délégué CGT. La promesse de la direction d'un reclassement en CDI est loin de convaincre ces militants.
« Il y a un engagement de la direction mais il est conditionné par une convention individualisée qui rend cette promesse totalement irréelle. Dans le meilleur des cas, le taux de reclassement en CDI atteindra les 20 à 30 % », prédit le syndicaliste. Les premiers licenciements ne devraient pas intervenir avant le mois de mai 2011.