Après la crise, la reprise n'a pas tous les effets escomptés

B. C.

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L'offre est en baisse de 60 % dans le neuf.
L'offre est en baisse de 60 % dans le neuf. — A. duquesnel / 20 minutes

Retour à la normale. Avec 1 300 logements neufs vendus de plus qu'en 2008 à Toulouse, les promoteurs commencent à retrouver le sourire. « Sur l'aire urbaine, nous avons eu 5 610 logements réservés par des acquéreurs, soit le double de l'année précédente, qui ne peut pas servir de référence vu la conjoncture en 2008 », précise Alexandra François-Cuxac, présidente de l'Observer de l'immobilier toulousain.

Vers une pénurie de l'offre
Après les années folles, les responsables des constructions neuves se sont recentrés sur Toulouse et ses deux premières couronnes. « Nous n'avons pratiquement plus de productions en troisième et quatrième couronnes. C'est un effet de la crise, les clients prennent désormais en compte le prix de l'énergie et la desserte par les transports en commun. Il y a aussi eu une prise de conscience des promoteurs à produire des valeurs sûres », poursuit la spécialiste. Conséquence : l'offre se raréfie, elle est en baisse de 60 %. Seulement 2 120 logements neufs sont aujourd'hui disponibles, soit trois à quatre mois de ventes en stock. Car outre la frilosité de certains opérateurs à se lancer dans de gros programmes, le foncier sur l'agglomération toulousaine reste une denrée rare. Ce qui peut faire craindre une hausse des prix, contenue l'an dernier à + 1,8 %, portant le m² à 3 350 € en moyenne sur l'aire urbaine.