Banlieue, terre d’avenir des cimetières

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Pas d’embouteillage pour trouver le repos éternel à Toulouse... à condition d’aimer la quiétude de la banlieue. « Nous agrandissons les cimetières de quartier chaque fois que nous le pouvons, mais l’urbanisation galopante nous empêche de pousser les murs », déplore André Ducap, le conseiller municipal délégué. Après Montaudran et Terre-Cabade, une opération d’extension est d’ailleurs prévue à Lalande et Lardenne. Saint-Cyprien et la Fourguette sont, en revanche, totalement saturés. Les familles de ces quartiers, tout comme celles du centre-ville, sont systématiquement orientées vers le cimetière « suburbain » de Cornebarrieu. Avec 15 hectares encore libres, ce sanctuaire, construit en 1972, permet – au rythme de 600 à 700 ventes de concessions par an – « de voir venir pendant trente ans ». Cette tranquillité autorise aussi, à la mairie, une certaine « tolérance » quant aux reprises de concessions arrivées à échéance. L’autre phénomène « libérateur » est le succès de la crémation. Les statistiques des installations de Cornebarrieu montrent que leur nombre augmente régulièrement. On a dénombré 44 incinérations en 1972, 510 en 1985 et 1491 en 2003. Aujourd’hui, un Toulousain sur cinq choisit de partir en fumée. Et, dans les cimetières, la Toussaint n’est plus ce qu’elle était : « Même s’il y a un léger sursaut, en vingt ans, la fréquentation du 1er novembre a connu une chute flagrante », commente le conservateur en chef de Terre-Cabade. H. M.