La police municipale veut le droit aux armes

© 20 minutes

— 

Le débat sur l’armement de la police municipale de Toulouse est ouvert. S’il faudra attendre la fin de l’année pour connaître la décision du maire sur ce sujet, les syndicats de policiers municipaux prennent déjà position sur le sujet. « La grande majorité est pour. Une réunion du bureau est organisée aujourd’hui et nous allons préparer un dossier complet sur l’armement que nous remettrons au maire », explique André Faillefer, de l’Union nationale des agents de la police municipale, majoritaire à Toulouse. Mais selon lui, si cette mesure est adoptée, elle ne pourra se faire sans accompagnement. « La première démarche est de consulter ceux qui veulent être armés, car il arrive parfois que certains soient réticents. Ensuite, il faudra faire des tests de manipulation, de réflexe de tir et voir un psychologue », détaille-t-il. Une position partagée par Bertrand Calas, délégué régional du syndicat national des policiers municipaux. « Cela fait partie de l’uniforme. L’arme à feu n’est qu’un outil, on ne cherche pas à jouer aux cow-boys, on ne s’en sert qu’en cas de légitime défense », plaide-t-il, tout en se déclarant favorable aux armes de substitution, comme les flash-balls. Policier municipal à Blagnac, il sait aussi qu’il est difficile de convaincre un maire non convaincu. Mais il estime que « si Toulouse s’arme, cela fera très certainement tâche d’huile ». Réfutant l’image vieillotte des policiers municipaux sans formation et titulaire de leur poste grâce au piston, les syndicats mettent en avant leur formation. Ils estiment que leur travail ne doit pas se limiter à la répression (PV, fourrière), et qu’ils doivent jouer un plus grand rôle dans les missions de proximité. B. C.

département En Haute-Garonne, certaines polices municipales sont déjà armées. C’est le cas dans les communes de Saint-Lys, Castelginest, Muret. Celle de Cugnaux l’était jusqu’aux municipales de 2001.