Les entreprises paient le quart du ticket

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Les tickets magnétiques acquittés par les usagers ne représentent que 7,43 % des recettes de Tisséo-SMTC, l’autorité organisatrice des transports en commun de l’agglomération de Toulouse. D’ailleurs, seuls 56 % des 60 millions de voyages annuels sur le réseau métro et bus sont payés, les autres étant gratuits (chômeurs, Rmistes, personnes âgées...) ou partiellement payants. La billetterie rapportera 39 millions d’euros en 2004, alors que l’exploitation du réseau par le Semvat coûte 109 millions. Pour ce service public qui coûte cher et ne rapporte pas assez, il faut donc trouver l’argent ailleurs. Et le plus grand pourvoyeur de fonds est, de loin, le Versement transport (VT). Cette taxe obligatoire, qui touche aussi le secteur public, équivaut à 1,75 % de la masse salariale de toutes les entreprises de plus de neuf salariés. Avec 135 millions d’euros en 2004, elle constitue un bon quart des revenus de Tisséo. Vient ensuite, pour 11, 35 %, la participation des collectivités locales, assurée essentiellement par la Communauté d’agglomération du grand Toulouse et le conseil général. Ces deux financeurs versent chacun 29 millions d’euros par an. Ces sommes sont sans commune mesure avec l’argent à investir comme le milliard d’euros de la ligne B. D’où un recours massif aux emprunts. Dans le budget 2004 de Tisséo, ceux-ci représentent la moitié des rentrées d’argent.

airbus La société ADS-Airbus est le plus gros « contribuable » du Versement transport. L’avionneur emploie pourtant moins de salariés que les Hôpitaux de Toulouse. Mais les niveaux de salaire y sont plus élevés.