Pas de bénédiction à l'archevêché

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« Quand on a besoin dans un débat d'écarter les autres, ça n'est pas très bon », a commenté hier Robert Le Gall, l'archevêque de Toulouse, à propos du fameux débat sur l'identité nationale. Et si le chef du diocèse estime que ce débat porte « un certain nombre de réflexions de fond qui valent la peine », il en profite aussi pour faire une piqûre de rappel oecuménique.

« Je suis heureux qu'une mosquée soit en construction à Toulouse. Il est normal que les autres religions aient aussi leur espace de vie, du moment qu'on ne remet pas en cause une réalité objective qui veut que la culture de la Haute- Garonne est avant tout chrétienne », a-t-il indiqué.

Pierre Debergé, le recteur de l'Institut catholique, est plus sévère avec le ministre de l'Immigration. « Nous assistons à un débat quasi-religieux. Au lieu de se poser la question des moyens de vivre ensemble, on est allés immédiatement sur ce qui caractérise et donc sépare », regrette-t-il. W