Accouchement dans la douleur pour l'UMP

Béatrice Colin

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Jusqu'au bout, les négociations auront fait rage. La constitution de la liste UMP-Majorité présidentielle pour les régionales n'aura pas été de tout repos pour Brigitte Barèges. Présentée hier en présence des 107 colistiers officiels, elle n'a plus rien à voir avec celle arrêtée ce week-end par le parti de Xavier Bertrand et envoyée quelques heures plus tôt dans la journée par la fédération départementale de l'UMP avec l'annotation « Aucune modification ultérieure ne peut être apportée à cette liste. » Entre temps, certains ont décidé de jeter l'éponge. C'est le cas de François Chollet, conseiller municipal d'opposition à Toulouse, ou encore de Danièle Damin, conseillère régionale sortante, dans des positions délicates, voire inéligibles, en cas de défaite.

Ces tiraillements, la députée-maire de Montauban les connaît depuis sa désignation par les militants l'an dernier, en particulier en Haute-Garonne, où elle a décidé de mener la liste. L'échec des municipales aura laissé des traces au sein de son parti et des dissensions entre ses différentes tendances. Face à elle, Christine de Veyrac et Chantal Dounot-Sobraques, présidente et secrétaire départementale de l'UMP 31. Ces dernières ont peu apprécié de voir Brigitte Barèges présenter ses quatre premiers colistiers avant leur nomination officielle. Mais hier, les cadres du parti ont décidé de faire corps avec leur candidate en signant une lettre de soutien. « Certains responsables de l'UMP 31 ont exprimé, à titre individuel, leur déception de ne pas figurer sur la liste régionale. Il s'agit de prises de positions individuelles qui ne sauraient engager l'UMP 31. Notre mouvement n'est pas la propriété de l'un ou de l'autre », signent la quasi-totalité des délégués de circonscription. Si elle reconnaît des « petits problèmes », la tête de liste « souhaite un peu d'apaisement en Haute-Garonne, car il ne faut pas se tromper d'adversaires », assure-t-elle. A bon entendeur. W