Féministe version quartier

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Représentante toulousaine de Ni putes ni soumises Vous participez aujourd’hui à la 2e Conférence des femmes de Midi-Pyrénées. Pourquoi cet engagement militant ? J’avais du mal à me considérer comme féministe au sens radical des mouvements classiques jusqu’à ce que je trouve Ni putes ni soumises, beaucoup plus proche de ma réalité. Quelles sont vos actions concrètes ? Nous travaillons en réseau avec des psychologues et des avocats. Et nous intervenons à la demande dans les lycées et collèges. Nous organisons aussi des réunions dans les quartiers avec des néo-immigrées où nous leur parlons du poids des traditions et de leurs droits primordiaux. Et les garçons ? Ils sont timides avec nous parce qu’ils se sentent stigmatisés. C’est pourtant par eux que passe l’émancipation des filles. Propos recueillis par H. M.