Rouler à deux plutôt qu'en solo

Béatrice Colin

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Pour limiter les frais et les émissions de gaz à effet de serre, plusieurs habitants de l'agglomération ont adopté un mode de déplacement « solidaire » : le covoiturage. Pour l'heure, ils sont 1 040 passagers ou conducteurs inscrits sur la base de données du site de Tisséo, dont une nouvelle version vient d'être lancée. Sur l'année, la constitution de ces équipages de salariés a permis d'éviter de rejeter 453 tonnes de CO2 dans l'atmosphère.

La plupart travaillent dans les 21 entreprises signataires d'une convention avec Tisséo. En organisant plusieurs réunions d'information ces prochains jours dans les zones d'activité, l'autorité organisatrice des transports en commun espère convaincre d'autres sociétés. « L'entreprise paie 1 euros par salarié et bénéficie de l'intégralité de nos services, notamment de notre base de données, qui permet de mettre en relation les covoitureurs. Nous leur offrons aussi une garantie de retour si le conducteur fait défaut. On leur propose alors un autre covoitureur, un trajet en transports en commun ou en taxi à hauteur de 50 euros maximum », détaille Laurent Chateau, directeur commercial et mobilité chez Tisséo. Météo France, Motorola ou encore le conseil régional ont déjà signé. Pour inciter ses agents à covoiturer, la collectivité leur a réservé une dizaine de places de parking. Aujourd'hui, une trentaine d'entre eux covoiturent. Parfois, cela se fait en dehors d'un système organisé, spontanément, entre voisins, amis ou parents. D'ici à quelques semaines, Tisséo compte développer ce service auprès du grand public, notamment pour les déplacements autres que ceux entre le domicile et le travail. W

http://covoiturage.tisseo.fr/