Le lobby pro TGV veut passer à la vitesse supérieure

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« Le TGV et vite ! » L'objet de l'association créée en juillet par les présidents de la région, du département et du Grand Toulouse est contenu dans son nom. Et ce lobby - qui s'assume - attend la ligne grande vitesse (LGV) Paris-Toulouse pour 2018... Même si certains murmurent que 2020 serait plus réaliste. « On nous dit que les travaux doivent commencer en 2013, si c'est le cas, la date de 2018 doit être respectée », insiste Martin Malvy (PS), le président du conseil régional.

Pour l'heure l'association lance une pétition* en ligne et annonce un site Internet pour la fin de l'année. Elle est même rentrée hier dans sa phase opérationnelle avec la première réunion de trois groupes de travail thématiques. Dans leurs domaines respectifs - la culture, la recherche et l'économie - des personnalités de la société civile ont pour mission d'anticiper l'arrivée de la LGV et de « mener une réflexion sur ses retombées ».

« Nous allons faire pression pour qu'elle ne s'arrête pas en cul-de-sac à Toulouse mais qu'elle se poursuive sur Narbonne en nous donnant une ouverture sur l'Espagne et l'Europe en général », annonce Didier Gardinal, président de la chambre régionale de commerce et du groupe de travail « développement économique » sur le TGV. Le lobby toulousain n'a aucun complexe à être exigeant. Car les collectivités de Midi-Pyrénées ont accepté de financer le projet à hauteur de 1,16 milliard d'euros (sur un total de 12,6 milliards) et même de participer au tronçon Tours-Bordeaux sans garantie pour l'instant d'un retour d'ascenseur. La LGV doit mettre la Ville rose à une heure de Bordeaux et à trois heures de Paris. W

H. M.

* sur www.midipyrenees.fr, rubrique transports.