Un des paras de Francazal en semi-liberté

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Après vingt ans d'incarcération, Thierry Jaouen, 43 ans, l'un des quatre parachutistes de la base de Francazal ayant participé en 1989 à une série de meurtres, vient d'obtenir un régime de semi-liberté. Pour le père d'une des victimes, Isabelle Rabou, jeune kiné toulousaine violée et assassinée le 31 mai 1989 par ces quatre camarades de régiment, cette mesure est incompréhensible. « La justice a été rendue, c'est l'application de la loi. Justice pour les assassins, injustice pour les victimes ! Je considère cette libération comme une insulte à la mémoire de ma fille, une sorte de deuxième assassinat, que vous cautionnez », a-t-il écrit à l'attention de la juge d'application des peines du tribunal de grande instance de Caen. Le courrier de Louis Rabou, installé dans l'Aude, a été transmis à la garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie. Les quatre assassins d'Isabelle Rabou ont été condamnés en 1991 à la perpétuité, avec une peine incompressible de quinze ans pour Thierry Jaouen. W