L'urgence de bâtir se fait sentir

Béatrice Colin

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A la Cartoucherie, la destruction des anciens bâtiments du GIAT est lancée.
A la Cartoucherie, la destruction des anciens bâtiments du GIAT est lancée. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le désert qui entoure la station terminus Borderouge devrait bientôt se peupler de grues. Les permis de construire ont été déposés et les chantiers devraient vite débuter. C'est l'une des phases visibles de la reprise dans le secteur de la construction, dont les acteurs étaient réunis hier pour le colloque annuel de l'Observer de l'immobilier.

Très attendues, les zones d'aménagement concerté (ZAC) portées par les communes du Grand Toulouse refont surface. A la Cartoucherie, la destruction des anciens bâtiments du GIAT est lancée et les études sur l'aménagement de ce premier grand éco-quartier seront présentées en décembre. « Durant quelques mois, les projets toulousains ont été revisités par la nouvelle municipalité. Aujourd'hui, ils sont sur les rails », note Alain Fillola, le président de la Sétomip, aménageur public de ces ZAC.

La crise est aussi passée par là. Si elle n'a pas réduit la demande de logements, elle a en revanche freiné l'enthousiasme des promoteurs. « L'an dernier, nous avons réduit notre production de logements neufs et donné la priorité à l'écoulement des stocks. Du coup, l'offre est aujourd'hui réduite à peau de chagrin alors que les ventes repartent », consent Alexandra François-Cuxac, présidente de l'Observer. Or il est urgent de construire, notamment des logements sociaux. « Nous avons eu une hausse des demandes de logements sociaux en 2008. Nous sommes passés à une liste de 26 000 à 30 000 demandes non pourvues en Haute-Garonne », souligne Maryse Prat, présidente départementale de l'Union sociale de l'habitat qui rassemble les bailleurs sociaux. W