La périphérie rame derrière

Hélène Ménal

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Le conseil général demande des « études complémentaires » sur le prolongement de la Ligne B vers Labège. « Certaines données sont contradictoires ou ne nous ont pas été communiquées. Métro ou tramway, nous laissons donc la porte ouverte à toutes les solutions », a indiqué Pierre Izard, son président.

Cette temporisation fait partie de l'avis rendu hier, à l'unanimité de l'assemblée départementale, sur le plan de déplacements urbains (PDU) 2009-2013, établi par Tisséo. Une feuille de route des infrastructures de transports en commun dont le conseil général est le partenaire financier incontournable.

Si le département ne tranche pas le débat fratricide qui oppose le Grand Toulouse, pro tramway, et le Sicoval (lacommunauté d'agglomération du sud-est toulousain), pro métro, il délivre quelques messages dans un souci « de cohésion et de solidarité ». « Il faut sortir d'une vision des transports uniquement portée sur le centre-ville toulousain », dit le rapport. Dans cette optique, il évoque un autre prolongement de métro dont on parle moins : celui de la ligne A vers Saint-Simon. « Il permettrait de désenclaver Basso-Cambo et d'espérer, en franchissant la rocade, une progression de fréquentation sur la ligne A aussi considérable que ce fut le cas pour le prolongement vers Balma-Gramont, soit de 17 % », avancent les conseillers généraux. Estimant que les décisions de prolonger le futur tramway vers le Grand-Rond et l'aéroport ont été « certainement trop rapides », le conseil général propose une autre stratégie, plus conforme « aux marges de manoeuvre financières de Tisséo » : tester d'abord l'hypothétique fréquentation des lignes de tram en commençant par des lignes de bus en site propre (BSP). Un avis très « oecuménique », en somme, loin de la polémique, mais qui ressemble fort à des conditions posées à Tisséo pour bénéficier des deniers du département. W