En matière d'achat, l'habit peut faire le moine

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Pour pousser l'autre à acheter, faut-il être plutôt rigolo ou plutôt sérieux, plutôt jeune ou plutôt gros ? L'expérience menée cette semaine par quatre chercheurs de l'école d'économie de Toulouse devrait permettre de répondre à ces questions. Près de 80 personnes de 18 à 35 ans ont donné leur aval pour être cobayes. Depuis lundi, ils défilent pour la science sous l'oeil des caméras de l'université. La prestation de ces comédiens d'un jour sera montrée dans trois semaines - sans le son - à des inconnus.

En fonction de leurs réactions, cela permettra de « savoir quels sortent de signaux motivent les gens dans leur acte d'achat. Par exemple si on achète sur Internet à un simple pseudo, est-ce qu'on aura une attitude différente si on le voit ou si on en sait plus sur ce vendeur », explique Astrid Hopfensitz, une des membres de l'équipe. Motivés par la prime qui peut atteindre jusqu'à 48 euros, certains participants y voient un autre attrait. « Je trouvais ça marrant de faire partie d'un panel, de pouvoir participer activement à la recherche », explique une jeune femme à la recherche d'un emploi. L'an dernier, la même équipe avait déjà mené une expérience sur la coopération au sein du couple lorsqu'il s'agit de prendre des décisions économiques. L'une des conclusions montre que le fait d'avoir un enfant réduit la coopération des femmes. W

B. C.