Le Pacs, l'union qui fait un tabac

Charlotte Boitiaux

— 

C'est indéniable, le Pacs a une très bonne cote d'amour. En décembre 1999, à sa création, 75 couples sont devenus « partenaires » devant le greffier du Tribunal d'Instance de Toulouse qui gère les demandes de 133 communes, de 230 dès l'année prochaine. Un an après, 493 enregistrements avaient été comptabilisés. Ce nombre a passé la barre des 2 000 en 2007, pour arriver à 2 693 couples pacsés en 2008. « Et ce chiffre augmente encore et toujours », s'inquiète Henri Valid, le directeur de greffe du tribunal qui avoue « avoir du mal à faire face à cet afflux de demandes ». Cette année, 2 642 couples ont déjà signé le pacte. A raison de quatorze à vingt rendez-vous par jour, le Pacs « épuise » même Liliane Thomas-Menez, la seule greffière habilitée à les enregistrer.

«On ne pensait pas que ce pacte séduirait autant », confesse Henri Valid. Selon lui, les avantages fiscaux et la simplicité de la procédure sont les deux données à l'origine du succès. La condition est toutefois de ne pas être pressé : l'engouement est tel qu'il faut parfois patienter trois mois avant de fixer une date. « Les couples préfèrent se pacser en été, comme les mariés », explique la greffière. C'est donc un peu le branle-bas de combat : plus de huit cents Pacs sont généralement programmés sur juillet et août. Depuis le début de l'année une vingtaine ont également été célébrés au Capitole. Et quand un Pacs est dissout, c'est dans 75 % des cas pour cause de mariage. Ce dernier fait d'ailleurs pâle figure. Seulement 1 375 couples de tourtereaux ont convolé en 2008 dans la Ville rose, contre 1 530 en 2006. W