Un office prêt à dormir debout

Béatrice Colin

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Dès sa première journée de mise en service, l'office a enregistré une centaine d'appels.
Dès sa première journée de mise en service, l'office a enregistré une centaine d'appels. — A. DUQUESNEL / 20 MINUTES

Un voisin qui laisse sa radio à tue-tête toute la journée, un squat qui investit l'immeuble d'à côté et génère des nuisances. Les coups de fil se suivent et ne se ressemblent pas à l'office de la tranquillité où travaillent 40 personnes. Mis en service lundi par la mairie, ce dispositif, premier du genre en France, a enregistré une centaine d'appels au 3101 lors de sa première journée d'activité et une trentaine de coups de fils durant la nuit. « A 22 h 24 nous avons eu le cas d'un conflit de voisinage, la personne excédée s'est adressée à nous. Là, je viens d'avoir une personne en détresse sociale qui vient de se faire opérer mais n'a pas de mutuelle. Je vais renvoyer son dossier vers le point info famille qui trouvera une solution adaptée », détaille Carole, chargée de superviser le fonctionnement de l'office.

Pour un conflit de voisinage ou un problème de stationnement, les conversations peuvent parfois durer longtemps. Toutes finissent par une fiche transmise au service concerné. La plupart concernent la police municipale ou les services espaces verts. « Nous avons eu un problème de branches dépassant d'un jardin. Cela peut paraître anodin, mais si ce problème n'est pas réglé, il peut dégénérer en conflit. Notre intervention peut permettre de l'éviter », assure Khaled, régulateur qui auparavant sillonnait les rues toulousaines sous l'uniforme de la police municipale. « Nous allons voir aussi quel est l'impact à terme de l'office sur le 17, très encombré par des appels qui ne relèvent pas de ses compétences », analyse Jean-Pierre Havrin, adjoint au maire à l'initiative de ce projet. Son prochain challenge : la mise en place de « chuteurs », des médiateurs chargés de limiter le bruit aux abords des bistrots. W