La tension monte à freescale

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Les grévistes de Freescale prévoient une nouvelle action coup-de-poing aujourd'hui, alors qu'une deuxième réunion de négociation est programmée demain matin. Vendredi, à l'issue de la première réunion, trois dirigeants ont été séquestrés pendant plus de deux heures par les grévistes avant l'intervention - « musclée » de source syndicale - de la police vers 21 h 30. Durant tout le week-end, les grévistes ont installé des barrages aux entrées de l'usine. Ils ont régulièrement été délogés par les forces de l'ordre. L'unité de production de Freescale, qui emploie 800 salariés, doit fermer ses portes fin 2011. « La direction a proposé une prime de 60 000 euros minimum à ceux qui partiraient tout de suite et renonceraient au dispositif de reclassement. Elle essaie de se débarrasser des grévistes, c'est inacceptable », s'indigne Didier Zerbib (CGT) du comité de grève. Ce dernier veut organiser une grande manifestation « interentreprises » d'ici à la fin de la semaine. W

Hélène Ménal