Le métro serait OK pour la langue d'Oc

Hugo Clément

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La traduction du nom des stations pourraitêtre pérennisée après le festival Occitania.
La traduction du nom des stations pourraitêtre pérennisée après le festival Occitania. — F. SCHEIBER / 20 MINUTES

« Prochaine station, Capitòli. » C'est une annonce à laquelle les usagers du métro toulousain devront sûrement s'habituer. Mise en place dans le cadre du festival Occitania, la traduction du nom des stations en occitan pourrait en effet se prolonger après la fin de l'événement, le 25 octobre. « Nous avons saisi l'occasion de cette manifestation pour introduire la langue régionale dans notre réseau, mais ce sera sans doute une opération pérenne », explique Stéphane Coppey (Verts), président de Tisséo.

La question de la poursuite du bilinguisme sera posée lors d'un conseil syndical de l'autorité organisatrice des transports en commun. « Si des élus s'opposent à une pérennisation, nous aurons un débat. Mais nous pourrons aussi étudier la possibilité d'un approfondissement du dispositif, avec, par exemple, la traduction écrite du nom des stations », précise l'élu.

Les voyageurs, quant à eux, réagissent avec un mélange d'amusement et d'incompréhension. « C'est marrant mais, à long terme, c'est un peu ridicule, car personne ne parle occitan », estime Louise, élève de terminale. Un argument qui ne convainc pas les défenseurs de la culture locale. « Entendre de l'occitan est essentiel pour resocialiser cette langue, qui est une passerelle vers l'Espagne. Et à Toulouse, elle est aussi légitime que le français », assène Daniel Périssé, de l'association TisséOc, qui demande un bilinguisme total sur le réseau. De son côté, Joël Carreiras (PS), en charge des transports à la communauté urbaine, opterait plutôt pour une traduction utile aux touristes. « Il vaudrait mieux faire des annonces en anglais ou en espagnol pour renforcer l'attractivité de Toulouse à l'international », souligne-t-il. W