Le Parti socialiste en pleine cuisine interne

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Martin Malvy, président (PS) de la région.
Martin Malvy, président (PS) de la région. — HALEY / SIPA

Le sujet a animé hier les discussions des députés et sénateurs socialistes réunis à Toulouse pour leurs journées parlementaires. Ce soir, les 5 000 militants de la Haute-Garonne - à jour de leurs cotisations - sont invités à participer à la consultation interne de leur parti. Mais avant de répondre aux onze questions posées par leurs instances nationales, ils devront entériner la candidature de Martin Malvy aux régionales de mars prochain. Une formalité puisque le président de la région Midi-Pyrénées est le seul candidat à sa succession. A partir de demain, il aura un peu plus de deux mois pour composer sa liste et « assurer le rassemblement le plus large possible ». Si le PRG a déjà confirmé son soutien, Martin Malvy attend la mi-novembre pour savoir les options choisies par le PCF et le Parti de gauche. Quant aux Verts, le président de la région ne désespère pas de les voir changer d'avis sur leur départ en solo au premier tour.

D'ici là, le questionnaire des militants aura été dépouillé. Et au-delà de leur avis sur des primaires à gauche, ils se seront prononcés sur le non-cumul des mandats. Si le oui sort vainqueur, son application pourrait avoir des conséquences localement. Ainsi, limiter à trois les mandats successifs des présidents d'exécutifs locaux empêcherait Pierre Izard d'être reconduit à la tête du conseil général de la Haute-Garonne. L'interdiction d'être à la fois parlementaire et à la tête d'une collectivité locale aurait le même effet. Ainsi, Monique Iborra ne pourrait pas rester à la fois vice-présidente de la région et députée. Philippe Martin, le patron du département du Gers, devrait choisir entre le conseil général et l'Assemblée. De même, Gérard Bapt serait obligé d'abandonner sa mairie ou son septième mandat de député. Ces possibilités laissent entrevoir aux jeunes socialistes toulousains un renouvellement. « Mais ces résultats ne s'imposent pas, c'est une consultation militante qui doit servir à ouvrir le débat. Après, nous avons dix mois pour travailler sur l'application, la taille des communes concernées, etc. », modère Sébastien Denard, le premier fédéral de Haute-Garonne. En somme, cette consultation pourrait rester un voeu pieux. W

B. C.