Priés de partir d'un centre d'hébergement

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Une vingtaine de militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) se sont rassemblés hier devant le Gîte de l'écluse, un centre d'hébergement d'urgence toulousain, pour s'opposer à l'expulsion d'une famille congolaise. « Après trois ans passés ici, on leur demande de partir aujourd'hui [hier], or ils n'ont nulle part où aller, s'alarme RESF. Nous demandons simplement un délai car, en décembre, un logement social devrait normalement leur être attribué. Mais pendant les deux mois d'intervalle, faut-il vraiment qu'ils dorment sous les ponts avec deux enfants ? »

La directrice du centre, Anne Poleté, assure avoir averti la famille de cette décision début septembre. « Ils profitent du système, estime-t-elle. Ils sont régularisés depuis six mois et nous ont caché l'information. Les deux parents ont un travail, ils auraient dû rechercher un appartement. » Face à la mobilisation, elle assure toutefois qu'« ils ne dormiront pas dans la rue jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée ». W

C. B.