Les infirmiers ne veulent pas d'ordre

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Les blouses blanches ruent dans les brancards. En Haute-Garonne, quatre syndicats infirmiers (CGT, FO, CFDT et SUD) appellent leurs collègues à « boycotter », dans le cadre d'une journée d'action nationale, les inscriptions automatiques au Conseil national de l'ordre infirmier (CNOI). Une instance créée en 2006, à laquelle ils sont depuis peu obligés d'adhérer, donc de cotiser (75 euros), et dont l'utilité ne les convainc pas. « C'est juste un outil politique pour faire passer les réformes, estime Dolorès Canezin, de la CGT Santé. Nous avons déjà des syndicats et des instances dans les établissements qui nous permettent de nous défendre. »

Sur son site, le CNOI assure avoir reçu de nombreux dossiers d'inscription. « Mais avec 7,84 % de participation aux élections des représentants haut-garonnais à l'ordre, il ne semble pas intéresser grand monde », rétorquent les syndicats. Récemment, des podologues et kinés se sont eux aussi rebellés contre leur nouveau conseil de l'ordre. W

H. M.