La « Coke connection » nie tout

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Deuxième jour de procès, hier, pour douze des quatorze accusés* de la « Coke connection »*. Jugés devant la cour d'assises spéciale, ils sont soupçonnés d'avoir importé d'Amérique du Sud en France plus de 500 kg de cocaïne entre 2002 et 2005. Disciplinés, presque dociles, plusieurs d'entre eux ont retracé leur parcours à la barre. La plupart nient leur implication. Et le président du tribunal semble souvent déconcerté devant leur capacité à oublier leurs antécédents judiciaires. Leurs profils, passés au crible, se révèlent très disparates. Un point commun pourtant : une vie familiale chaotique et un cursus professionnel instable. Sur le banc, un homme déjà arrêté pour trafic d'héroïne et détention d'armes et un récidiviste côtoient deux skippers « ingénus » au casier vierge. Eux jurent avoir été « forcés » à charger leur voilier de cocaïne. Seul un des accusés, propriétaire d'un garage en Espagne, avoue que là-bas, « la drogue, c'est à la mode »... Ils encourent vingt ans de réclusion. W

Charlotte Boitiaux

* Deux d'entre eux manquent à l'appel : l'un est gravement malade, l'autre est en fuite.