Latécoère réduit la voilure

Hélène Ménal

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Quelque six cents collaborateurs ont quitté le groupe Latécoère depuis janvier, 400 départs de plus sont prévus d'ici à décembre, dont « 120 à 200 » sur Toulouse. Ces mesures concernent les CDD, les effectifs intérimaires, sous-traitants in situ et quelques retraités non remplacés. « Nous sommes en train de serrer les boulons très fort », a expliqué, hier, Jean-Claude Chaussonnet, le nouveau président du conseil de surveillance de l'équipementier. Le dirigeant table sur une baisse globale de 25 % du chiffre d'affaires en 2009 après une chute de 19,7 % au premier semestre. « L'année 2010 sera du même tonneau et nous espérons une reprise significative en 2011 », prédit-il.

Si Airbus parvient à maintenir ses rythmes de fabrication, Latécoère subit de plein fouet le ralentissement des cadences dans le secteur des avions régionaux. Le brésilien Embraer, qui représente 23 % du chiffre d'affaires du groupe, vient de diviser les siennes par deux. Par ailleurs, l'équipementier est confronté à des retards de programme : sur l'A 400M, le nouvel avion militaire d'Airbus, ou encore sur le 787 Dreamliner de Boeing dont Latécoère fabrique les portes. Au rayon des bonnes nouvelles, outre le fait que le carnet de commandes soit plein pour quatre ans, Latécoère vient de décrocher un contrat global de 950 millions de dollars sur le programme A 350, comprenant une partie de la pointe avant, de l'outillage et du câblage. W