un cahier de texte accessible en ligne

Hugo Clément

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Fini les mots d'absence bidonnés. Depuis la rentrée, une petite révolution s'opère dans les lycées et collèges de l'académie de Toulouse. Le rectorat s'est en effet associé à sept conseils généraux et à la région pour étendre l'utilisation de l'espace numérique de travail (ENT) à 152 établissements, d'ici à la fin 2009. Mettant en réseau tout ce qui concerne la vie d'une classe, cette interface informatique vient remplacer le cahier de texte. Chaque enseignant dispose d'un ordinateur dans sa salle de cour grâce auquel il inscrit en temps réel les faits et gestes de ses élèves.

« Les parents peuvent, via Internet, se connecter à la plateforme de l'établissement depuis chez eux pour savoir si leur enfant est présent ou pour consulter ses notes », explique Anne-Marie Gros, conseillère en technologies de l'information auprès du recteur. Une instantanéité qui ne satisfait pas les principaux intéressés. « On se sent sous surveillance », dénonce Jennyca, en terminale au lycée Bellevue, fraîchement équipé de l'ENT. « A notre âge, on est assez grands pour informer nos parents nous-mêmes », ajoute Julie, 17 ans.

Mais les lycéens peuvent également chatter avec leurs professeurs pour demander des conseils ou consulter des dossiers mis à leur disposition. Un système qui pourrait jouer un rôle en cas de fermetures dues à la grippe A. « C'est un outil pédagogique très utile. Mais il faut s'assurer que tous les élèves puissent accéder à Internet depuis chez eux, sinon des inégalités risquent de se créer », souligne Pascal Astruc, président de la FCPE 31, la principale fédération de parents d'élèves. Le Snes, premier syndicat enseignant, souligne, quant à lui, la nécessité de former les professeurs à ce nouvel outil et demande une régulation des informations mises en ligne. W