à fond grévistes pour obtenir des fonds

Hélène Ménal

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La grève pourrait être longue et dure.
La grève pourrait être longue et dure. — A. GELEBART / 20 MINUTES

« Ils veulent des plaquettes, qu'ils donnent des pépettes. » Les salariés de Freescale, où près de 1 100 licenciements sont prévus d'ici à 2011, n'espèrent plus sauver leurs emplois. Mais ils entendent partir avec « des indemnités décentes ». D'où la grève entamée lundi soir sur les chaînes de production de plaques de semi-conducteur et annoncée comme « longue et dure ».

La direction propose pour l'heure de doubler l'indemnité légale, et d'y ajouter une prime de 15 000 à 4 000 euros en fonction de la date de départ. Le plus tôt étant le mieux. « Ils promettent aussi de nous reclasser en CDI mais par les temps qui courent ça tient de l'utopie. On a tous très peur du chômage », témoigne Corinne qui travaille depuis près de trente ans chez Freescale avec son compagnon. « Les beaux discours c'est bien, les indemnités c'est mieux », renchérit Didier Soulet du comité de grève.

« Notre objectif prioritaire est le retour à l'emploi, assure pourtant la direction de Freescale. Quinze consultants y travaillent, en trois mois ils ont collecté 225 offres d'emploi sérieuses. » Elle précise, par ailleurs, que des « négociations ouvertes » reprendront début octobre. Et qu'elle est aussi en discussions avec un repreneur pour une partie de l'activité. W