Ils bataillent le conseil général

Eric Dourel

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La bataille fait rage. D'un côté, un collectif de riverains clame haut et fort que, depuis mi-août, le permis de construire du futur bâtiment de l'hôtel du département est suspendu. De l'autre, le conseil général et la préfecture affirment le con­traire. Au milieu, une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Toulouse laisse la porte ouverte aux deux interprétations.

Retour en arrière. Le 2 avril, débutent les travaux d'extension du siège du conseil général, qui prévoient l'édification d'un nouveau bâtiment de six étages destiné à accueillir 500 agents. Ce, au grand dam des riverains, réunis sous la bannière de l'Association de la rue du Canon d'Arcole, qui dénoncent depuis des mois le manque de concertation lié à ce projet.

Le 16 juin, ils déposent un référé-­suspension devant le tribunal administratif pour faire annuler le permis de construire délivré en février par la préfecture. Le 17 août, le juge rend sa décision : « L'exécution de la décision du préfet [...] en date du 2 février 2009 est provisoirement suspendue en tant qu'elle autorise la réalisation d'un local technique en zone non constructible. »

Pour les riverains, « c'est toute l'orga­nisation du rez-de-chaussée qui est ­remise en cause. Ce chantier est donc illégal depuis mi-août ». A l'inverse, du côté du conseil général et de la pré­fecture, on estime que « la suspension partielle du permis de construire ne concerne que la partie du local technique ». En attendant, le reste des travaux se poursuit. Et les riverains n'excluent pas de retourner en justice. W