Un redécoupage nécessaire... mais contesté

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Depuis fin août et l'approbation par le Conseil des ministres, le redécoupage électoral prend forme. Si l'augmentation du nombre de circonscriptions sur le département fait consensus, leurs nouveaux contours beaucoup moins. La ­dé­mographie galopante de la Haute-­Garonne imposait logiquement une au­g­mentation du nombre de huit à dix députés pour atteindre une moyenne d'un élu pour 115 000 électeurs.

« Mais ce principe n'est pas appliqué ­par­tout, la deuxième est au-dessus et la huitième en dessous, conteste Sébastien Denard, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste, qui détient l'intégralité des circonscriptions depuis 2007. C'est un petit charcutage pour favoriser la droite. Sur la quatrième circonscription de Martine Martinel, il ne reste plus qu'un seul canton d'origine. Le citoyen va s'y perdre. »

A l'UMP, on se défend d'un redécoupage sur mesure. « Il n'y a pas de circonscription ingagnable, confie Christine de Veyrac, la présidente départementale. Avec le renouvellement, on peut arriver à en prendre un certain nombre. » W